Il faut que j’arrête les tests de personnalité

Ces dernières années j’ai connu une longue période de dépression et une grosse crise identitaire.

En faisant plusieurs tests de personnalité, j’ai « découvert » sans surprise que j’étais une personne très introvertie.

Les interactions sociales me fatiguent, j’ai du mal avec le bavardage et je ne vais pas vers les autres.

J’ai besoin de recharger mes batteries après avoir vu du monde.

Je peux parfois être extravertie, faire la conversation mais c’est très rare et cela mon entourage me l’a souvent reproché.

Et puis j’ai voulu un peu plus creuser ma personnalité et comprendre pourquoi j’étais si souvent mal à l’aise en société, pourquoi je ne trouvais pas ma place, pourquoi j’avais du mal à adopter les codes sociaux.

A travers mes recherches sur internet, plusieurs profils semblaient me correspondre.

Mais j’avoue avoir du mal avec ce qui correspond plutôt à des auto-diagnostics.

Tour à tour, j’ai une personnalité bordeline, évitante.

J’ai cru à un moment donné que j’étais zèbre, une personnalité à haut potentiel.

Et depuis quelques mois je me demande si je ne suis pas autiste.

Alors sur l’autisme je mets beaucoup de pincettes car je sais que pour beaucoup de familles c’est une souffrance d’avoir un enfant autiste.

Certains de ces enfants et adultes ont une déficience mentale qui les empêchent de communiquer, se de développer, trouver un travail et avoir une vie amoureuse.

Je sais qu’on peut être autiste sans déficience mentale, j’ai vu plusieurs témoignages en ce sens dont celui de Julie Dachez, l’auteur du livre « Dans ta bulle ».

J’ai vu plusieurs de ses interventions dans les médias et je suis allée sur sa chaine youtube.

Je me suis beaucoup reconnue dans son parcours mais j’ai du mal à croire que je puisse être autiste. Car je me dis que quelqu’un l’aurait détecté depuis longtemps.

Ce qui m’a orienté vers ce diagnostique ce sont mes difficultés au travail et dans ma vie adulte en général.

Lorsque j’étais plus jeune, j’étais plutôt une bonne élève. Et j’étais très entourée, j’ai toujours eu une bande de copines avec qui je passais mon temps libre.

Mais avec le recul je me rends compte que je n’ai jamais eu d’efforts à faire pour avoir des amis.

Les gens venaient à moi naturellement. En plus c’était toujours mes copines qui prenaient l’initiative de m’appeler, de prendre de mes nouvelles, de me proposer des sorties.

Et au niveau des relations sociales, là aussi je n’avais rien à faire. Par exemple lorsque j’étais en soirée je passais du temps avec mes copines et je ne cherchais pas à faire connaissance avec les autres.

C’est lorsque je suis rentrée dans la vie active que les choses se sont dégradées pour moi.

J’ai eu beaucoup de mal à rencontrer de nouvelles personnes.

Je me souviens d’une période où je me forçais à aller dans des bars pour faire des rencontres.

Lassée j’ai arrêté de me forcer et j’ai accepté ma solitude.

Niveau relations amoureuses, cela n’a jamais été mon fort. Lorsque j’étais adolescente, j’étais très complexée et persuadée que les garçons ne s’intéressaient pas à moi.

Arrivée à l’âge adulte, j’ai connu plusieurs histoires sans lendemain. Ma plus longue relation a duré un an et s’est très mal terminée.

Au moment où j’écris ces lignes cela fait 7 ans je n’ai pas eu de petit-ami, ni même une aventure.

Parfois cela m’inquiète à cause de l’horloge biologique.

Plus je m’installe dans le célibat, plus je repousse la naissance du premier enfant, plus je me dis que ça sera difficile de trouver quelqu’un et fonder une famille.

Et depuis quelques années, l’idée de ne pas avoir d’enfants a émergé.

Avant c’était inconcevable pour moi, je ne comprenais pas les personnes qui refusaient d’avoir un enfant.

Maintenant je les comprends.

Même s’il m’arrive de m’imaginer avec des enfants, j’ai du mal avec l’idée d’être mère.

Porter un enfant, s’en occuper au quotidien.

Je ne sais pas si je serais à la hauteur.

J’ai déjà bien du mal à m’occuper de moi…

Une lueur d’espoir est apparue ces dernières années.

Je me suis mise à créer du contenu sur internet et à animer des formations en présentiel.

Cette activité me plait et je commence à avoir des résultats.

Je ne pensais pas que je pouvais aider des personnes à avoir plus confiance en elles et les inspirer.

Bon rien est gagné il faut encore que je surmonte ma peur de vendre et également m’exposer sur internet et recevoir des critiques.

Bref, tout cela pour en venir à la conclusion qu’il faut que j’arrête les tests de personnalité et que je sois moi-même.

 

J’ai la trouille…

En ce moment j’ai la trouille de tout:

  • emménager dans mon nouvel appartement
  • changer de boulot
  • répondre à mon banquier
  • répondre à des clients mécontents
  • vendre mes services
  • sortir seule le soir
  • changer de vie
  • me retrouver à la rue

Et la liste est encore longue.

C’est vraiment la loose, je ne sais pas trop quoi faire.

En développement personnel on raconte souvent qu’il faut sortir de sa zone de confort et affronter ses peurs.

Moi j’ai plutôt envie de rester dans ma coquille, rester sous ma couette et attendre que l’orage passe.

Vraiment des fois j’aimerais être quelqu’un d’autre…

Comment vivre avec la dépression ?

comment vivre avec une dépression

 

Depuis plusieurs années je souffre de dépression.

Chez moi cela se caractérise par des angoisses, des boules au ventre et parfois des pertes d’appétit.

Souvent le soir et/ou  les week-ends je suis très triste, je n’ai goût à rien.

Je reste enfermée chez moi, les volets fermés.

J’en parle très peu à mon entourage car ils ne le comprennent pas.

J’ai la sécurité de l’emploi, un logement de fonction, à manger tous les jours donc tout va bien.

En 2015, j’ai eu un arrêt de travail de 15 jours. C’était la 1ère fois que j’étais arrêtée aussi longtemps.

Je ne voulais plus mettre les pieds au boulot.

Quand je suis revenue j’étais anéantie ça été vraiment une épreuve très dure.

J’en ai pas du tout parlé à ma famille car je ne voulais pas les inquiéter et puis j’avais honte d’être dans cet état.

Pendant un moment j’ai consulté un psychologue mais j’avais vraiment du mal à parler pendant mes séances avec lui.

Et puis j’avais des difficultés à aller aux rendez-vous.

Et puis un jour pour des raisons professionnelles je n’ai pas pu me rendre à une séance et après cela je n’y suis plus retournée.

Ensuite j’ai consulté un psychiatre qui m’a été conseillé par mon médecin généraliste.

Là aussi j’avais du mal à me lâcher.

Et je ne sais pas pourquoi j’avais l’impression d’être jugée.

J’étais également gênée de le payer.

Je me disais : « putain je paie quelqu »un pour m’écouter je suis vraiment tombée bas »

Là aussi j’ai lâché l’affaire.

Je le sentais pas trop ce psychiatre en plus il avait tendance à me prescrire du prozac et je n’avais pas envie d’en prendre.

Je n’avais pas envie de devenir accroc aux médicaments, comme mon ex tu sais le « raciste ».

Il prenait du prozac et en plus parfois il mélangeait cela à l’alcool donc bonjour les dégâts.

Bon voilà j’ai décidé de ne pas prendre de pilule pour aller mieux.

Je tiens tant bien que mal.

Au travail j’essaie de faire bonne figure mais çà se voit qu’il y a quelque chose de brisé en moi.

D’ailleurs fin janvier 2018 j’étais vraiment pas bien.

J’ai pleuré très fort au travail car ça ne se passe bien ( encore une fois)

J’ai failli tout plaquer et me barrer sans laisser d’adresse.

J’ai appelé mon père je ne sais pas si c’était une bonne idée avec le recul.

Je m’attendais à ce qu’il m’arrache de ce travail mais non il m’a raisonne pour que je reste.

Je ne ferais pas une année de plus, je mute en septembre 2018.

Je ne sais pas si c’est la meilleure solution mais c’est sur si je reste je vais péter les plombs.

Des fois , même souvent ma dépression me fait peur surtout quand je lis des faits divers de personnes célèbres qui sont se suicidées.

Souvent leurs problèmes personnels sont connus de tout le monde et pourtant on dirait qu’il n’y a personne pour les aider.

Face à ce mal-être je me sens souvent seule, j’ai pas envie de déranger avec mes problèmes.

J’ai le sentiment d’avoir des « problèmes de riches »

J’espère qu »un jour je vais « guérir » car cela m’use d’être comme cela.

Je dors mal la nuit, je me couche tard et je mange mal.

Mon conseil en tous cas si tu souffres de dépression ne fais pas comme moi, parles-en à ton entourage et fais-toi aider.

Ne reste pas seul, ne t ‘isoles pas.

Pourquoi j’ai arrêté les sites de rencontre ?

j'ai arrêté les sites de rencontre

J’ai commencé à fréquenter les sites de rencontre des l’âge de 15 ans.

Au moment où j’écris ces lignes j’ai désormais 33 ans.

A l’époque où j’étais adolescente,on ne parlait pas encore de sites de rencontre c’était plutôt des tchats entre adolescents.

Arrivée à l’âge adulte je me suis inscrite sur des sites comme meetic, adopte un mec.

Je suis allée de déception en déception sur ces sites, je ne suis tombée que sur des mecs qui cherchaient des plans culs.

Bon à l’époque j’étais dans la vingtaine et je n’étais pas forcément préoccupée par l’idée de fonder une famille.

Et un jour j’ai rencontré mon ex sur un site de rencontre.

Je me souviens je venais de m’installer dans une nouvelle ville loin de ma famille et de mes amis.

J’avais pris un congé de formation et j’avais pas mal de temps libre.

Je trouvais cela génial d’avoir rencontré un homme aussi rapidement.

Mais bon si cet homme pouvait se montrer très doux et très attentionné, qu’est-ce qu’il pouvait se montrer violent.

Très vite notre relation est devenue passionnelle.

On s’engueulait et ensuite on se réconciliait sous la couette…

J’ai passé de merveilleux moments avec lui.

Je me souviens d’un week-end improvisé où on est parti en voiture on a visité la côte basque et on a roulé jusqu’en Espagne à Pampelune.

Mais malheureusement dans tout cela je ne peux pas oublier les insultes , les humiliations et les propos racistes…

Et oui moi une jeune femme noire indépendante j’étais en couple avec un raciste…

Cette relation s’est terminée il y a bientôt 6 ans et a duré quasiment 1 an.

Cette relation m’a encore plus dégoûtée des sites de rencontres et m’a laissé un goût amer vis à vis de mes relations avec les hommes.

Bon il faut dire qu’en dehors des sites de rencontres je n’ai pas vraiment eu de relations saines et stables avec des hommes.

Donc je ne jette pas la pierre à ce genre de sites.

J’ai d’ailleurs des connaissances qui ont rencontré leurs maris sur ce genre de sites donc tout est possible.

Certains hommes tentent de m’approcher sur Facebook mais bon je n’y prête pas trop attention.

Dans un prochain article j’aborderais mon célibat.